Bretagne : Sur la route des phares

Publié le : 03 novembre 20214 mins de lecture

365 pas, pas un de moins ! A Plouguerneau, une belle montée mène, par un escalier à vis entre des murs recouverts d’opale bleu azur, jusqu’au sommet du phare de l’Ile Vierge. Le plus haut d’Europe et du monde en pierre de taille. Il vaut la peine d’atteindre la lanterne blanche éclair de ce géant de granit de Kersanton : à 82,5 mètres de haut, vous profiterez d’une magnifique vue sur le pays des Abers. L’émotion en plus ? L’accès en bateau donne l’impression de changer la garde du phare… Bien que ce phare soit désormais automatisé.

Pour plus d'informations : Visiter Brest en Bretagne ? Les curiosités de la ville portuaire

2. Phare de Saint-Mathieu, sentinelle du bout du monde

La sentinelle au bout du monde

Bar jusqu’à l’ouest ! Un décor hors du temps vous attend sur la pointe de Saint-Mathieu , à Plougonvelin. Ici, le phare Saint-Mathieu émerge des ruines d’une ancienne abbaye. Du haut de ses 163 marches, un guide vous racontera l’histoire et le rôle de cet élégant édifice, construit en 1835. Sa lanterne montre aux marins le chemin des gorges de Brest . Pas une petite chose les jours de tempête. Par beau temps, la vue depuis la Punta del Raz jusqu’à l’ île d’ Ouessant est tout aussi spectaculaire !

3. Phare de Trézien, gardien du Chenal du Four

Gardien des quatre

Un détail le distingue : c’est depuis l’intérieur des terres, à Plouarzel, que le Phare du Trézien guide les bateaux à travers le Chenal du Four. Le bâtiment, en granit de l’Aber-Ildut et de Lampaul-Plouarzel, se dresse à 500 mètres du rivage. Non loin de la Punta del Corsen, au pied de laquelle se mêlent les eaux de la Manche et de l’Atlantique. 182 marches mènent, à une hauteur de 37,2 mètres, à sa passerelle en porte-à-faux. Au loin, les archipels de Molène et d’Ouessant dévoilent leurs contours.

4. Phare du Stiff, le doyen

Le grand vieux

Une œuvre de Vauban. Deux tours, l’une portant sa lanterne, l’autre ses escaliers, forment le phare de Stiff sur l’île d’ Ouessant . En activité depuis 1700, c’est le plus ancien phare breton encore en activité. Perché sur sa falaise, surplombant les vagues à 90 mètres de haut, le Stiff a récemment bénéficié d’un soin de jeunesse et brille plus que jamais sur la mer d’Iroise. Son histoire est retracée dans un passionnant parcours muséographique. A ne pas manquer également, dans les maisons des gardiens, les expositions du Conservatoire Breton de l’Abeille Noire. Encore une sentinelle d’Ouessant !

5. Phares et signaux maritimes, un musée éclairant

Une exposition éclairante

Pensez-vous que la signalisation maritime est difficile? Rien de mieux qu’une visite au Musée des Phares et Signes Maritimes pour éclaircir vos idées. Il abrite l’optique géante du phare du Créac’h, au pied de laquelle est installée, entre autres lanternes à charbon, lentilles de Fresnel, lampes à arc électrique… 800 objets retracent ainsi trois siècles d’évolution technique. Maquettes, photos et vidéos vous plongeront dans les travaux de construction de quelques sentinelles mythiques et dans la vie de leurs gardiens. Des témoignages qui suscitent le respect.

 

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